Esmée, la plus douée des sorcières, possède aussi un balai magique capable de la faire voler, et dont le manche se termine par un datura, la fleur des sorcières. C’est une plante toxique, hallucinogène, utilisée dans les pratiques chamaniques, et autrefois employées pour soigner la folie, ou plonger dans un sommeil profond.
Elle a un esprit solide, rigide, bourru, ronchon, jaloux, ce qui la rend insupportable, mais elle n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver les autres.
Durant l’inquisition, elles sont victimes de croyances populaires, l’église condamne le surnaturel, et les tribunaux les condamnent à être torturées et brûlées vives, car elles mettent en péril l’ordre social. Un moyen horrible de savoir si une femme était une sorcière consistait à la jeter à l’eau, pieds et poings liés, pour l’empêcher de surnager. Une sorcière étant en théorie plus légère que l’eau, si elle flottait, elle était aussitôt repêchée et brûlée vive. Si elle se noyait, c’est qu’elle était morte innocente.
Elle est bouc émissaire à une époque où la femme faisait peur : leur corps inquiète, leurs mystères sont craints. Ces femmes pratiquaient la magie, connaissaient le secret des plantes, des guérisons, jetaient des sorts.

19 - Esmeralda

Poids avec socle: env. 4kg
Matière : terre cuite biscuit , peinture acrylique et vernis bateau
Taille : h : 31 cm - L : 18 cm - P : 36cm

Œuvre originale